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10 novembre

La banane de Guadeloupe poursuit sa relance, trois ans après Maria

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En septembre 2017, l’ouragan Maria détruisait la totalité des bananeraies guadeloupéennes. Le groupement de producteurs s’était donné trois ans pour retrouver son plein régime…

Dans la nuit du 18 au 19 septembre 2017, l’ouragan Maria, avec ses vents moyens de 80 à 150 km/heure, et ses rafales à plus de 200 km/heure, stoppait net la production bananière de la Guadeloupe. 100 % des plantations étaient détruites. Le volume exporté, qui avait atteint 68 600 tonnes en 2016, chute à moins de 40 000 tonnes en 2017.

Jachères massives

La SICA bananière « Les Producteurs de Guadeloupe » met alors en place un plan de relance très progressif, car basé sur un assainissement durable des sols, afin d’en éliminer les parasites (nématodes et charançons) qui fragilisent les bananiers. Après le cyclone, plus de la moitié des 2 500 hectares de la surface totale est ainsi mise en jachère. Et cela pendant une durée de dix-huit mois à deux ans, au lieu des douze mois de jachère habituellement pratiquée. En 2018, 1 317 hectares sont ainsi au repos (contre 600 à 700 hectares par an auparavant).

55 000 tonnes attendues en 2020

Les surfaces laissées en culture (1 274 hectares en 2018) permettent un retour de la production à partir d’avril, après sept mois d’arrêt total. Conformément aux prévisions, les exportations en 2018 se limitent à 30 400 tonnes, soit 44 % du potentiel d’avant Maria. En 2019, elles passent à 43 200 tonnes, ce qui représente 63 % du volume précédant le cyclone. La profession avait tablé sur un retour à la pleine production en 2020. Les prévisions pour cette année visaient ainsi les 65 000 tonnes. Mais elles ont dû être révisées à 55 000 tonnes. Une baisse due essentiellement à l’exceptionnelle sécheresse, qui a sévi pendant plusieurs mois à partir d’avril.

Replantations ambitieuses

L’important programme de replantation après jachère est lui conforme aux prévisions : 229 hectares en 2018, puis 427 hectares en 2019, la plus importante surface replantée au cours des dix dernières années. La dynamique s’est poursuivie en 2020, malgré la sécheresse. Parallèlement, les surfaces en jachère ont logiquement diminué, avec 657 hectares au repos cette année.
Ce programme de replantation est accompagné d’un « plan vert », qui consiste à enrichir les terres en jachère avec de la matière organique, fournie localement à partir de la transformation de déchets verts. Cet ajout de compost permet de réduire ensuite l’apport d’engrais.

Pratiques encore plus propres

Par ailleurs, les pratiques culturales vertueuses se sont généralisées à l’ensemble des planteurs. Cela concerne en particulier la maîtrise de l’enherbement, où les techniques de lutte mécanique (débrousailleuse, petits engins autoportés, gyrobroyage…), mais aussi les plantes de service, permettent de réduire la consommation d’herbicides, ce qui se traduit par une baisse de la quantité de substance active à l’hectare (QSA) moyenne à l’échelle de la filière.
Enfin, la culture biologique est en plein développement. En 2019, 16 des 171 producteurs du groupement étaient engagés dans la démarche bio (phase de conversion), soit environ 10 % des planteurs. Et cinq autres sont en cours de conversion depuis 2020. Cette production porte sur la nouvelle variété « Pointe d’or », lancée en avril 2020 sur le marché hexagonal, mais aussi sur la variété classique Cavendish, bientôt exportée en bio à son tour.

M.R.

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Retour à la normale sur les exploitations

Après le passage de l’ouragan, et malgré l’arrêt de la production, les producteurs ont pu éviter les licenciements, grâce au dispositif de chômage partiel financé par les pouvoirs publics. Le système de l’aide du POSEI permet par ailleurs le maintien partiel des revenus des planteurs, pour compenser l’absence de commercialisation. La replantation progressive des parcelles et la reprise de la production permet aux exploitations de retrouver peu à peu une activité normale et d’améliorer leur trésorerie. D’autant que les prix de vente se sont bien tenus, sur le marché hexagonal, où la banane antillaise a retrouvé sa place, du fait notamment de la volonté des consommateurs à acheter français…

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