Pour un athlète, manger sain c’est La condition

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Max Jourau est champion du saut en longueur. Mais sa carrière n’est pas un long fleuve tranquille. Athlète de haut niveau de 6 à 20 ans, il décroche complètement du sport pendant 17 longues années, avant de se lancer dans un challenge incroyable à 37 ans : revenir à ses performances et sa forme d’antan. Manger sain et naturel fait parti de son quotidien.

2C’est  un homme de 42 ans,  musclé, serein et confiant qui est assis en face de moi. Max Jourau a le mental et le physique d’un grand champion. Tout a commencé dès son enfance. Né à Pointe-à-Pitre, en 1976, ilgrandi dans la cité de Grand-Camp et se retrouve à chaque vacance dans la campagne de Petit-Bourg, chez ses grands-parents paternels, ou à Marie-Galante cette fois-ci dans la famille de son père.

Le jeune Max en conserve des souvenirs extraordinaires. «J’étais toujours fourré chez la grand-mère de mon meilleur ami Patrice. Chez elle, il n’y avait pas de gazinière, toute la cuisine se faisait au feu de bois, la nourriture avait alors bien plus de goût. C’était l’époque où sortait sur les écrans le film « Rue case nègre » et j’avais l’impression d’être dans le décor. » Ses journées à la campagne sont consacrées à la pêche, à la plongée, à poser des pièges, à jouer aux billes et aux dominos. De cette époque, il a gardé un attachement particulier à cet environnement rural, lui l’enfant de la ville. Après avoir décroché un bac littéraire, il tente une licence sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps) mais renonce et entre en droit, avant d’arrêter définitivement ses études. Il se lance dans de petits boulots comme pompiste, homme à-tout-faire puis intègre la sécurité sociale, poste qu’il occupe encore aujourd’hui. Mais c’est aussi à ce moment qu’il se détourne pleinement du sport. Pire, il reprend sa liberté « perdue » et entre dans la démesure, n’écoute plus son horloge biologique et mange tout ce qui lui était interdit avant.

Retour aux sources

Après plus d’une décennie de ce régime, c’est son médecin qui tire le signal d’alarme. Max Jourau pèse alors 95kg pour 1m78m, contre 79 kg aujourd’hui. L’ex champion prend peur, pour lui et surtout ses deux enfants. Il fini par avoir honte de l’image qu’il leur renvoie. Et se lance peut-être son plus grand défi : redevenir un champion. Il recommence l’entrainement et à manger sainement.  Max Jourau est  un amateur des fruits et légumes pays. Pendant toute son enfance et son adolescence, ils ont fait partie de son quotidien. « Je me devais d’avoir une nourriture équilibrée et c’est à nouveau le cas. J’en ai besoin et je privilégie toujours la production locale, je suis très chauvin, en m’adaptant aux récoltes de saison. Pas exemple j’adore le fruit à pain et toutes les façons possibles de le cuisiner.  J’ai quelques bonnes adresses de restaurants qui ne cuisinent que du 100% local. Et lorsque j’ai un « bobo » en tant que sportif je cherche une réponse dans nos plantes médicinales.» Comme tous ses compatriotes apprendre qu’une partie des terres de l’île étaient polluées, l’a bouleversé. « J’ai eu mal car non seulement je me sens très heureux dans  un environnement rural, mais je suis aussi très à l’écoute des professionnels de l’agriculture de par mon métier. Et j’avoue que c’est un secteur que je porte dans mon cœur et que je soutiens autant que je le peux car tous les agriculteurs sont méritants.»

Henry Joseph comme modèle

« Je suis un fidèle du docteur Henry Joseph et de sa vision de notre agriculture. Il a raison d’insister sur la nécessité de produire bio dans un petit espace comme le notre, pour faire la différence avec le reste du monde et assurer notre auto-suffisance. »

Actuellement Max appartient au Guadeloupe Atlhétique Club à Gosier tout en étant membre de la Fédération Française de Sport en Entreprise (FFSE) et participe régulièrement  à divers championnats du monde comme en mai dernier, à la Baule, où il décroche pour la seconde fois le titre de champion du monde FFSE, du saut en longueur. Il a plusieurs été champion de France, et a battu il y a trois mois, le record de Guadeloupe, à 6m64. « Pour un vétéran comme moi c’est pas si mal » dit en souriant ce champion qui ne manque ni d’humour ni de courage.

Marie France Grugeaux Etna 

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